Sono Fugitive…
Pour tous les mondes‑en‑route, tous les rassemblements, toutes les soirées où on ne sait pas à l’avance comment ça va finir. Pour que des mondes qui normalement ne devaient pas se rencontrer puissent quand même se croiser. Pour inventer de nouvelles possibilités d’existence…
Pour toutes et tous, donc. Mais priorité aux causes désespérées, aux « en‑dehors », aux soirées cassées ou sans le sou. Aux concerts sauvages ou autres moments à risque. À toutes les orgas dépassées et à l’arrache…
S’il vous manque du matériel, si vous êtes sans « expérience », ou même si vous ne possédez rien… Pour l’orga d’une soirée, d’un après-midi, d’un concert sauvage, d’une free-party, d’un moment associatif, dans un squat, dans un hangar, dans la forêt, sur une montagne : le matériel ici présenté est disponible H24.
Suffit de nous appeler, de laisser un SMS ou d’envoyer un mail, même à 3 h du mat.
Pour qu’on se déplace, nos seuls critères sont dans la présentation. Si malgré tout on préfère dormir, faudra venir chercher le matériel sur place à Villeurbanne, et on verra ensemble les conditions de l’emprunt : ce qui craint et ce qui ne craint pas.
Défraiement minimum et prix libre bien sûr. Et supplément éventuel en fonction de chaque orga : autrement dit comme vous voulez, selon ce qu’il reste à la fin. Il existe par ailleurs un volet « pro » assumé, distinct de « Sono Fugitive », présenté à la fin de cette FAQ.
La sono intersquat, comme son nom l’indique, circule de squat en squat depuis 2005. Elle est passée notamment par la Scierie, l’Insoleuse, le Boulon, Réso–la Friche, le Débbie-Débauche, le TAV, le Bienvenu, le Toutenkaos aujourd’hui… La liste est longue. Sa gestion varie selon les équipes en place, les ouvertures, les fermetures, les besoins et les moyens du moment. Au fil des soirées et des caisses d’entretien, le matériel a été renouvelé par vagues successives, selon ce qu’il était possible de réparer ou de remplacer.
De la sono d’origine, il doit probablement rester deux ou trois accessoires et quelques câbles douteux. Le gros du système actuel provient du renouvellement effectué à l’Oblik en 2016 : deux enceintes préamplifiées Turbosound, aujourd’hui au Toutenkaos.
Le matériel de Sono-Fugitive vient à l’origine du squat le TAV (le Trou à Vomi, 2013–2014). Nous utilisions alors la sono intersquat pour nos premiers concerts. Petit à petit, l’envie de s’équiper plus « sérieusement » s’est faite sentir, notamment pour les free-parties et autres boums électro. Le cœur de cette sono a été acquis grâce à quelques soirées de soutien et divers à‑côtés (…).
C’est ce système qui a ensuite tourné dans des lieux comme la Toxic, l’Oblik ou le Tutu, etc. La sono intersquat, elle, continuait d’être utilisée en parallèle pour les concerts plus petits ou les soirées plus légères.
Évolution du matériel
Le matériel s’est étoffé progressivement, et encore davantage ces derniers temps avec la relance de Sono-Fugitive après une longue pause. Les ¾ des éléments ont été récupérés d’occasion : achetés collectivement ou individuellement, donnés, abandonnés, oubliés, réparés, ressuscités, tombés du ciel ou du camion (…).
Le matériel vient donc de partout, avec l’idée de privilégier autant que possible ce qui est déjà en circulation, réparable et réutilisable. Il y a eu quelques entorses à cette ligne récemment, notamment pour le volet « pro » : achat de câbles et d’accessoires, mais aussi d’une table numérique et deux caissons actifs après avoir cherché de bonnes occases adaptées.
Si on indique précisément les modèles qu’on utilise, avec une présentation froide et technique, c’est pour que chacun·e sache exactement ce qui est disponible et empruntable, sans flou ni approximations. Nommer le matériel, c’est simplement donner les infos concrètes pour que les gens sachent sur quoi ils peuvent compter, ce qui existe déjà, et ce qui peut circuler, se transmettre ou se réparer collectivement.
Si vous avez du matériel à réparer, c’est éventuellement dans nos cordes. Et si vous voulez participer d’une manière ou d’une autre (installation, dons, aide ponctuelle, réparation), faites nous signe.
Pour les trucs « privés », les grosses orgas ou les festivals financés, alors on bascule en mode pro, avec tous les renseignements tarifaires sur un site miroir (avec un autre nom) et tout dans les clous (sic.).
L’idée, à terme, est de pouvoir sortir 1 ou 2 salaires (perspective pour le moins nouvelle) et dégager des sous pour des projets collectifs. Voire plus, sait‑on jamais, avec une activité à « plein temps »… tout en tenant la ligne annoncée dans la présentation… et en restant aussi loin que possible des plans « craignos ». Même si, en aveugle, ça peut être compliqué au début. Il y a mariage et mariage…
Malgré tout, certaines clauses demeurent indépassables : « même bourré, même perché, même pour rire (ahaha !) ou faire plaisir à tonton, passer Michel Sardouille — pardon, Sardou — sur notre matériel vaut rupture de contrat séance tenante. On se lève (parce qu’a priori on est assis) et on se casse ! ». Ce n’est pas très radical, mais sait‑on jamais, on pourrait finir plus mal encore…
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